Jean-Marie LE PEN est un vrai libéral
15 avril 2007 par Lib
Il a fallu que lon en arrive à cette campagne présidentielle de 2007 pour enfin comprendre que lostracisme haineux contre Jean-Marie Le Pen, de la part dabord de toute la gauche, provenait du fait quil était fondamentalement libéral. Ce nest pas facile douvrir les yeux quand tout ce que lon entend va à lencontre même dune intuition persistante.
Et cest bien cela, Jean-Marie Le Pen est un libéral. Fait-il, sans le savoir, du libéralisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose ou bien nest-il pas bon pour lui de se recommander des idées libérales dans notre pays ? Mais ce qui importe aujourdhui, cest que son sentiment profond soit le recours à des valeurs libérales pour commencer à sortir notre pays de lornière qui est en train de la paralyser.
Personne, même parmi ses détracteurs, ne conteste que Jean-Marie Le Pen sur ces dernières décades, ne se soit pas souvent trompé dans ses analyses de la situation de notre pays. Et aujourdhui quelles solutions propose t-il en priorité pour nous dans son programme ? Dabord de réduire drastiquement le rôle de lEtat pour alléger la contribution fiscale des individus et des entreprises, ensuite de laisser aux individus une plus grande part des revenus de leur travail et de réserver la solidarité de notre collectivité nationale en priorité aux français. Je ne crois pas, dans létat qui est celui de la France du moment, quun Frédéric Bastiat lai en cela désavoué.
Et si la France a été le berceau du libéralisme, il y a plus de deux siècles, cest que ce bon sens cest bien celui des ” lumières ” et celui du vrai progrès social. Revenir à ces valeurs et tourner le dos à cette gangrène de notre société quest la sociale-démocratie, cest ce quattendent les français et consciemment ou non, les français commencent, de plus en plus nombreux, à se rallier à ce bon sens. Si moins dEtat et le retour à la primauté de lindividu en recommençant à lui allouer une plus grande partie de son travail est compréhensible par les libéraux comme étant des valeurs dessences libérales, la fermeture des frontières, le nationalisme, la préférence nationale sont des traits qui leur semblent antinomiques de leurs valeurs. Cest quils ont mal compris ce qui se passe actuellement sur notre planète.
Si Bastiat à toujours défendu la libre circulation des marchandises et des personnes il y a plus dun siècle et demi, cest dans un tout autre contexte. Ce qui doit proscrire aujourdhui, sauf à ne rien comprendre à léconomie, la libre circulation des marchandises en particulier, ce sont les couvertures sociales que notre Etat accorde trop généreusement à toute sa collectivité. Sans aides étatiques aux individus, vous pouvez, sans autres, laisser entrer sur un territoire des marchandises à un coût moindre pour que la population en profite et quune ” saine ” concurrence simpose. Dans le cas oà ¹ les marchandises dun territoire sont considérablement surenchéries par des coûts sociaux quon leur fait supporter, cest une hérésie économique.
Je nen veux pour preuve, que ceux qui défendent un tel projet nous disent dans le même temps que de ce fait, les coûts du travail des pays actuels à bas salaires vont avoir tendance à augmenter dans notre mondialisation pour rejoindre les nôtres. Jamais ils ne nous parlent ( ce n”Ëœest pas électoralement valorisant) que si nous ne baissons pas drastiquement nos coûts salariaux en attendant, cest notre société qui a une position intenable. Cest ce à quoi lon assiste. Et cet état de fait daccepter sur notre territoire des produits manufacturés sans droits de douanes en provenance de pays tiers na de contrepartie que dans la capacité de nos grosses sociétés à leur vendre Airbus, TGV et autres centrales nucléaires, mais quel gâchis pour le reste de notre tissu économique.
Le Pen voudrait dautre part réserver en priorité aux français les fruits de notre épargne collective et les prestations fournies par la France. Est-il en cela raciste ? Est-il en cela xénophobe ? Cest vraiment de la courte vue, ou plutôt de la désinformation de la part de ses ennemis. Je ny vois là que la simple défense de la propriété privée. Car enfin si lindividu est la base de lentité en matière de travail, la famille le réceptacle privilégié oà ¹ doit sexercer la solidarité et le gage de la ” survie ” et de la pérennité dune lignée, la collectivité française est la propriété privée de tous ceux qui ont mis en commun, générations après générations, des biens à leur seul usage. Que les gauchistes combattent ceci je veux bien ladmettre, mais que les libéraux ne puissent pas y voir plus clair en lespèce, montre bien quils sont encore sous lemprise dune manipulation de leur libre appréciation.
Oui et tous ceux, de plus en plus nombreux, qui vont voter pour Jean-Marie Le Pen le feront car les valeurs quil entend défendre, sont des valeurs qui privilégient avant tout lindividu contre un collectiviste outrancier. Seront-ils conscients quen cela ils voteront pour les idées libérales qui ont été depuis des siècles des valeurs profondément ancrées dans notre inconscient collectif ? Il ne restera plus, après cette élection, quà une nouvelle classe de politiciens à entreprendre la libéralisation de notre économie, pour recommencer à produire des richesses. Je fais confiance en cela aux français et à leur génie.
Commentaires
2 commentaires pour “Jean-Marie LE PEN est un vrai libéral”
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Dommage que les textes intelligents ( ils ne sont pas si nombreux) n’aient pas souvent de commentaires sur ce blog.
Bien sà »r que J-M. Le Pen est un “libéral”, dans le sens traditionnel, malheureusement perdu de vue, de ce mot du XIX° siècle. Ah, la lente et inexorable dérive des mots…
Mais l’absence de commentaire montre bien que cet aspect des rapports politico/économiques, fondamental sans doute, n’est pas dominant dans les préoccupations du lectorat de base ( électorat?) du F.N.
Fait très intéressant pourtant. Car il semble révéler une certaine incompréhension, voire une méprise au sein de la clientèle du F.N. Les études réalisées ne montrent pas que l’adhésion de l’électorat se fasse principalement sur ce thème finalement assez “accessoire” dans l’esprit de l’électeur moyen. Thème peut-être rassembleur et dominant au sein d’une élite frontiste, il ne doit pas être surévalué dans le domaine de la stratégie.
La tête et la base du F.N. ne sont visiblement pas sur la même longueur d’onde. Source potentielle supplémentaire de fragilisation du mouvement pour le futur.
Merci pour votre appréciation.
Mais en débattre ? De cet article ou du fait que les français et plus que tous les autres européens me semblent des libéraux sans qu’ils le sachent vraiment ?
Le français moins enclin que d’autres anglo-saxons en particulier à  s’occuper des autres, est un indépendant qui a moins que les autres de sens civique ou sociétal. Il attend tout des autres mais sans bien souvent balayer devant sa porte. Il estime que l’Etat ce n’est pas lui mais les autres et qu’il n’a vis à  vis de lui que des droits et ne se sent obligé à  des devoirs que lorsqu’ils lui sont imposés.
Sauf que dans ce cas là  , une vision socialisante des choses, cela ne peut pas fonctionner et l’on s’en rend bien compte. Simplement pour exemple, le sentiment que les gens du nord de l’Europe, qui sont cités comme modèle de gens sociables ont d’être au chômage. Ils sont prêts au bout de quelques mois à  prendre n’importe quel travail, pour ne pas rester indéfiniement à  la charge de la société. Les français seraient bien contents eux et pour la plupart, de toucher le chômage indéfiniement si cela leur était possible.
Dans ces conditions, seul un “chacun pour soi” peut être la “rêgle” d’un tel peuple. Le contraire n’est pas spontané et oblige à  des usines à  gaz organisationnelles comme l’est l’Etat. “Construction” humaine avec tous ses travers de “vivre” sur la bête pour ceux dans les rouages de ces systèmes. Indéfiniement ! Et forcément par la spoliation de certains, avec de plus en plus le pouvoir de la force publique.
Et bien sur avec l’alibi, comme dans tous les pays socialistes renversés depuis quelques décennies, de le faire pour la défense de la “collectivité” et des individus. Mais “l’affaire” commence à  être connue et les peuples “marchent” de moins en moins dans la combine . Les français qui contribuent encore à  engraisser le système sont de moins en moins nombreux et dans ces conditions, il importe d’élaguer drastiquement du rôle de l’Etat tout un ensemble d’actions qui seraient mieux faites par des systèmes concurrentiels et donc marchands. C’est aller (retourner) vers plus de libéralisme.
Cela commence par laisser aux individus une plus grande part qu’actuellement de ce qu’ils ont produit et c’est d’abord Le Pen qui en a été le “Chevalier blanc”. Mais c’est aussi inéluctable car le système actuel ne peut perdurer et la nomenklatura l’a bien compris.
Pour mener à  bien cette politique, somme toute de “droite”, il faut rassembler toute la droite et en particulier pour ces législatives qui arrivent et “dédiaboliser” le Front National et pas seulement ses électeurs.
Car ce FN, tant sur ces valeurs du travail que sur une (re-)conquête du libéralisme, tout comme d’ailleurs sur le sentiment incontournable de notre identité nationale a été vraiment le seul précurseur du changement qui semble apparaà ®tre avec l’action annoncée par Sarkozy. Tendre la main à  ce parti aurait le triple avantage que de :
- Montrer que l’on sort enfin du politiquement correct imposé par les trotkystes
- S’attaquer aux vrais problèmes qui intéressent les français même si c’est Le Pen qui les a initiés.
- Et dans ces conditions, en gommant les quelques différences existant entre la droite classique et le FN, finir par vraiment gommer ce parti qui ne serait plus utile.
Mais que cherchent ses militants, je ne parle pas des “dirigeants”, si ce n’est voir la classe politique remettre de l’ordre dans la maison à  tous les points de vue. Pas forcément de ne faire toujours plus de “compassionnel” comme voudraient nous le faire croire ceux encore au pouvoir.