” Je serai au second tour, le problème est de savoir qui sera l’autre ” - 20 Minutes
21 avril 2006 par admin
On entend dire : ” Il faut à tout prix éviter un nouveau 21 avril. ” Cela vous inspire quoi ?
Cela me réjouit le coeur. Je me dis que je connais déjà le chemin vers le second tour.
Vos chances d’y accéder à nouveau sont-elles réelles ?
Je serai au second tour en 2007. Le seul problème est de savoir qui sera l’autre. C’est difficile à dire. Trop de choses peuvent encore évoluer, comme la situation internationale. Une guerre ramènerait Jacques Chirac dans le rang des prétendants.
La situation vous semble-t-elle plus favorable qu’en 2002 ?
Oui, je le pense. Chaque jour qui passe confirme mes analyses. Sur la situation économique, l’immigration, les déficits. La France recule. Le pays voudra donc remettre en cause les solutions proposées depuis trente ans. Et pas en votant Sarkozy, qui navigue depuis trente ans dans le sillage de Chirac.
S’il y a moins de candidats qu’en 2002, le PS et l’UMP pourraient recueillir davantage de voix…
Il n’y aura pas moins de candidats. Il y a quinze familles politiques en France et, pour exister, elles sont obligées d’avoir un candidat.
Aurez-vous des problèmes pour réunir 500 signatures ?
Non, pas cette fois. Les mentalités ont évolué.
Depuis votre score du second tour de 2002 [18 %], vous savez que vous ne serez jamais président…
Et pourquoi pas ? Entre Le Pen et la mort vous pensez peut-être que les Français préféreront la mort ?
En quoi les émeutes vous ont apporté des voix ?
Parce que je suis le candidat de l’ordre et du patriotisme. Celui qui dit qu’on ne peut laisser n’importe qui faire n’importe quoi.
Et la crise du CPE ?
Elle m’est favorable parce qu’elle remet en cause tout le système scolaire et universitaire, qui ne débouche sur rien pour les jeunes. Or moi, je ne suis pas le candidat de l’alternance mais celui de l’alternative.


































